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Perpetuum mobile

Le 28 avril 2016, 13:43 dans Humeurs 0

Je ne connais plus le froid de janvier : tu es l'écharpe douce et chaude qui s'enroule à mon cou. Tu es le feu de l'âtre qui réchauffe mon cœur  la soupe fumante qui me nourrit de son réconfort.

 

Février et sa fête des amoureux...inutile pour moi, je la vis chaque jour, et plutôt qu'amoureuse éphémère, je me préfère aimante et fidèle. De ce mois je ne garderai que les paysages enneigés, aussi paisibles que ma vie à tes côtés.

 

Mars et ses promesses de printemps, la sève qui gronde dans mes veines quand ton regard s'accroche au mien. La nature qui s'éveille, ma nature que tu révèles.

 

Avril et son soleil timide, les premières fleurs au jardin, promesse de l'été qui revient, le cycle sans fin, boucle parfaite, comme l'alliance qui orne ma main.

 

Puis le calendrier annonce mai, qui m'offre quelques rides de plus, tu sais, ces pattes d'oies que tu aimes tant... C'est en mai qu'elles viennent, comme ces oiseaux migrateurs qui se posent en été.

 

Juin et ses nuits trop courtes, les feux de la St Jean ne seront jamais aussi brûlants que nos désirs croisés. Le vent chaud qui me décoiffe et tes yeux couleur d'horizon.

 

Juillet et ses défilés, trois couleurs sur un drapeau, bleu je veux, la pureté du blanc et le rouge passionné...

 

Notre ville en août, désertée par les vacanciers, petit nid témoin de nos rêves annoncés. Le ciel étoilé nous appartient, la lune éclaire notre route.

 

A l'été je préfère le mois de septembre, sa fraîcheur reposante ses couleurs d'ocre et de vermeille, les fruits mûrs à croquer et tes bras pour me bercer.

 

Te souviens-tu mon Amour de ce mois d'octobre où nos chemins se sont croisés? La pluie tombait ce jour là, plus douce que ce soir, faisant frissonner l'eau près de laquelle nous nous sommes promenés.

 

Novembre nous a cueillis par surprise cette année là, balayant tout sur son passage, nos certitudes et nos doutes, le gel les a emportés, avec les jolies feuilles d'automne.

 

Enfin vient décembre, ses lumières taquines, ses lampions colorés, les arbres sous la neige, attendant l'heure du réveil...

Mon cadeau de Noël sans cesse renouvelé, puis nos rêves entremêlés d'une année à venir, de délices à goûter...

 

 

Histoire de seaux...pas sotte

Le 25 avril 2016, 14:16 dans Humeurs 0

C'est un texte que je n'ai pas écrit, mais que j'ai traduit et publié il y a très longtemps sur mon premier blog...mais je pense qu'il a sa place ici.


Vous avez sans doute, comme moi, vu des images représentant des porteurs d'eau chinois? Vous savez, ils ont en général deux seaux ou autres récipients attachés par une corde sur un morceau de bois qu'ils portent sur leurs épaules ( je le reconnais, mon explication n'est pas des plus claires, mais je crois que vous savez de quoi je veux parler...).

Eh bien imaginez-vous un de ces porteurs, justement, qui peine tous les jours avec ses seaux d'eau sur un chemin de campagne, en parcourant les deux kilomètres qui séparent sa maison de la rivière... Notre pauvre porteur fait le chemin parfois plusieurs fois par jour affublé de ses seaux sans jamais se plaindre.
Oui, mais voilà, un de ses seaux est percé et le brave homme à chaque parcours ne ramène qu'un seau plein et à peine la moitie de l'autre récipient.
Alors le pauvre seau fêlé se sent coupable, il en discute même avec l'autre seau qui le regarde de haut, lui, si parfait, lui qui ramène toujours à bon port toute l'eau puisée dans la rivière...Alors n'y tenant plus, notre seau finit par interpeler le porteur:

- "Cela ne peut plus durer, quand je vous vois parcourir cette route pleine d'embûches toute sinueuse pour finalement perdre la moitié de votre eau en route, j'ai honte...Vous devriez vous débarrasser de moi et prendre un seau sans défaut qui vous servirait bien mieux...."

Le porteur d'eau le regarda un moment, puis lui répondit:

-" Cela fait des années maintenant, que je peine sur ce chemin pour amener de l'eau à ma famille, je sais bien que tu es percé et que la moitié de ton eau est perdue en route...mais as-tu remarqué que de ton côté , j'ai semé des fleurs? Ces petites fleurs ne sont là que grâce a toi, si tu étais parfait, elle mourraient sans eau et je n'aurais pas le bonheur de les contempler chaque jour, or ces taches de couleur sur le bord du chemin, c'est ce qui fait que mon fardeau est moins lourd, que mon effort est moins pénible...et c'est a toi que je dois ce bonheur, alors je ne t’échangerai pas pour tout l'or du monde car tu n'as pas de prix."

Voila, c'est une petite histoire sans prétention, mais j'aimerais qu'elle rappelle a tous ceux qui doutent un jour, que les défauts que nous nous trouvons dans le miroir sont souvent invisibles pour ceux qui nous aiment...je dirais même que la ou nous voyons un défaut, la personne qui nous aime vraiment verra une qualité. Alors arrêtez de vous torturer, et si on vous dit que vous n’êtes qu'un seau percé, et bien partez, et allez plutôt chercher la personne pour qui ça vaudra la peine de faire pousser des jolies fleurs tout au long du chemin...

Ne changez pas, cherchez plutôt la personne qui vous aimera "juste comme vous êtes"

Ceci n'est pas un blog...

Le 23 avril 2016, 18:20 dans Humeurs 0

Je suis déjà blogueuse. Pas ici, mais j'écris déjà, depuis des années. Mon premier blog était insouciant, drôle, il me ressemblait à l'époque, depuis, j'ai grandi. D'autres diront que j'ai pris une bonne quinzaine d'années dans la gueule figure.

C'est pas faux.

Plusieurs années plus tard, j'ai repris la plume, sur un ton plus personnel, cette fois, peut-être trop pas moment, j'ai parlé de sujets qui me touchaient de près, en gros, j'ai mis mes tripes à l'air, à la vue de tous, exutoire, peut-être, cet exercice est toutefois en suspend car il est aussi périlleux que douloureux parfois.

J'avais cependant l'habitude sur ce blog de poster des articles nés de mes observations, de cette vie que vous ne vivez pas toujours pleinement, comme on laisse le sable nous filer entre les doigts, cliché au combien parlant.

Ce sont ces moments hors du temps, ces pépites nés dans mon regard que je vous livre ici, à vous de voir si cela vous convient, si mes mots éveillent votre curiosité, si vous vous y retrouvez, ou vous trouvez tout court...

Venez, je vous emmène dans mes chroniques, petits riens dans le sablier du temps qui passe.

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